Tu connais ce moment. Ton enfant ne veut pas mettre ce t-shirt, encore moins ses chaussures.
T’es épuisé.e. T’as déjà donné toute ta patience. Il est que 8h du matin. Et là, tu t’entends crier.
Deux secondes après, la culpabilité est là. Tu te dis peut-être que t’aurais dû tenir. Que t’es comme ça malgré toi. Que tu voulais pas être ce parent-là.
Pourtant tu veux bien faire, t’es motivé.e, volontaire. T’as lu, écouté, appris. Tu connais les astuces, les techniques.
Tu veux faire différemment que ce que t’as vécu.
Maintenant que ça c’est dit ?
D’où vient le problème, pourquoi ça coince ? C’est comme si quelque chose en toi prenait le dessus. Ton état interne, quand il est sous pression, fait la loi, à l’encontre de ce que tu veux vraiment.
J’ai une bonne nouvelle pour toi : ça se travaille, ça s’entraine.
Si tu cherches comment arrêter de crier sur ton enfant, tu es au bon endroit.
Dans cet article, je t’explique pourquoi tu cries même quand tu veux pas, et ce que tu peux vraiment faire pour changer ça.
Pourquoi tu cries sur ton enfant même quand tu veux pas
Quand ton enfant s’oppose à ce que t’a prévu, ton cerveau peut percevoir ce comportement comme une menace. On est bien d’accord que ton enfant ne réagit pas contre toi, c’est pas pour t’embêter, c’est juste qu’en ce moment, vous n’avez pas les mêmes priorités… *Respire*
Donc ce n’est objectivement pas une vraie menace. Aucun tigre à dents de sabre n’est en train de te courser, mais… MAIS… ton système nerveux ne fait pas la différence entre un mammouth et un enfant qui refuse de mettre ses chaussures (ou qui dessine sur une table/un mur, qui tombe un oeuf cru au sol, etc.). *Respire*
En quelques fractions de seconde, ton corps bascule en mode survie.
La partie rationnelle de ton cerveau, celle qui sait comment tu VEUX te comporter se met en VEILLE. Il n’y a plus personne. Pause.
Ce qui prend le dessus à ce moment-là, c’est le réflexe. La réaction automatique, hyper vive.
Pupilles qui rapetissent, respiration et rythme cardiaque qui s’accélèrent, chaleur.
Débordement. Cris.
Volonté : 0 – Biologie : 1
Et quand t’ajoutes à ça la fatigue, le stress, la charge mentale, la pression de la maman parfaite ou du papa parfait, ton seuil de tolérance, de patience de base est rongé, diminué.
C’est pour ça que tu peux t’emporter plus facilement un lundi matin après une mauvaise nuit qu’un samedi après une bonne journée. Pour un même comportement.
Je répète : pour un même comportement.
Ca n’a donc RIEN A VOIR avec ton enfant, ni ta personnalité.
C’est « juste » que ton système nerveux a moins de ressources disponibles à ce moment là.
Ce que ça change d’entraîner ton état interne
La plupart des conseils qu’on donne aux parents agissent sur le comportement, …particulièrement de l’enfant…
Mais aussi sur des mantras, des formules magiques à dire, des stratégies pour désamorcer les crises. C’est utile.
Mais ça ne suffit pas quand ton système nerveux est en mode survie.
Dans cet état, t’as plus accès à tes ressources cognitives. La théorie, les bonnes intentions, les phrases apprises, les techniques, tout vacille.
Un peu comme un chateau de sable magnifique… emporté par la première vague.
Car concrètement, tu réagis avant même d’avoir eu le temps de penser.
Quoiqu’il arrive, c’est ce qui est à l’intérieur de toi qui va entrainer les actions.
Mode survie ? REaction réflexe, automatique.
Stabilité émotionnelle ? Action, présence, ancrage, CHOIX.
C’est humain. Et oui.
Donc entraîner son état interne, c’est agir en amont.
Comme l’athlète qui s’entraine avant la compétition.
Quand tu apprends à réguler ton système nerveux, et stabiliser tes émotions, ton seuil de discernement remonte. Tu récupères de l’espace entre un déclencheur et ta réaction. Cet espace, c’est là que se trouve ta liberté de choix, mais aussi ta capacité à être le parent que tu veux vraiment être.
Par où commencer concrètement
La première chose pour arrêter de crier sur son enfant, c’est de comprendre tes déclencheurs. Pas ceux de ton enfant, les tiens. Qu’est-ce qui fait que ce matin-là, cette situation-là, te met hors de toi alors qu’un autre jour ça serait passé crème ?
C’est souvent la fatigue, oui. Mais aussi une émotion non digérée, une pression accumulée, un besoin non comblé. Ton corps garde la trace de tout ça.
Quelques pistes concrètes pour commencer :
Repère ton signal d’alerte. Avant de crier, il y a toujours un signe avant-coureur. Par exemple une tension dans les épaules, une chaleur dans la poitrine, une respiration comme bloquée. LE fait de le capter permet de faire un pas de côté.
Partage-le à ton enfant. Vous êtes une équipe. Et tu lui apprends ainsi aussi à écouter ce qu’il se passe à l’intérieur d’elle. de lui.
Reviens dans ton corps. Saute 5 fois sur place puis prends une grande inspiration. Puis pratique trois respirations lentes, amples, les pieds bien solides sur le sol. On s’en fou du zen. L’idée est de revenir dans l’instant. Ici et maintenant
Accorde-toi de la régularité. La sophrologie, la cohérence cardiaque, l’activité physique, la méditation, la lecture, le coloriage, peu importe l’outil, fonctionnent quand ils sont pratiqués régulièrement, pas seulement en mode pompier.
Sois l’athlète, pas le pompier (même si en vrai les pompiers sont indispensables aussi !).
Envie de gagner du temps et d’aller plus loin ?
Ce que tu viens de lire, c’est encore la partie théorique, un premier pas pour définir comment arrêter de crier sur son enfant. On est d’accord, la compréhension, c’est déjà un premier pas.
Mais si tu restes dans le mental, tu l’as bien compris, ça s’envole à la prochaine tempête.
Le corps, le système nerveux, ça se pratique. Et évidemment ça va beaucoup plus vite en étant accompagné.e.
Si tu le souhaites, je t’offre un bilan de 30 minutes, sans engagement. Pour voir où tu en es et identifier les premiers leviers pour retrouver ton calme, qui tu es, même en pleine tempête.
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Aurélie Baraldo
Sophrologue spécialisée en parentalité

